Le riche laboureur           film documentaire

L'enfouissement des déchets radioactifs                  de Thiebault Matthäus

dans les villages de Lorraine

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       Synopsis

 


     Tourné aux deux extrémités de la Lorraine, ce film revient sur les mouvements d'opposition à deux projets d’enfouissement de déchets radioactifs.

En 2008 le maire de la petite commune d’Avricourt, au Sud-Est de la Lorraine, se voit proposer comme plus de 3000 autres communes, d’accueillir un site d’enfouissement de déchets nucléaires à Faible Activité et Vie Longue (FAVL). Sa candidature déclenche une mobilisation éclair qui enterre de justesse le projet. Répété dans toute la France, ce même scénario suspend jusqu’à aujourd’hui le choix d’un lieu d’implantation.



      A 130 kilomètres de là au Sud de la Meuse entre la Champagne et les Vosges, un laboratoire de recherche sur l'enfouissement en grande profondeur (-500 mètres) est à l’inverse déjà en passe de concrétiser l’enfouissement de volumes titanesques de matières extrêmement toxiques. Mais là encore, des voix s’élèvent...



A travers ces projets, c’est aux modes d'implantation

et aux protocoles décisionnels mis en place par l'État

que s’intéresse ce film ; ainsi qu'aux caractéristiques

des zones visées et aux contreparties proposées à

l'accueil de ces déchets.



        Ce dont il est question, c’est de modes de vie ruraux, de leur évolution et du prix d’un développement qui renvoie en creux à l’hypothèse de campagnes « sous – développés ». L'attachement d’habitants à leur lieu de vie ne leur accorde guère de légitimité à contester les « vocations » imposées à leur environnement.



      A travers ces antagonismes émerge la question du droit à contester les décision de l'État ainsi qu’un supposé « intérêt public ». Engagement associatif, politique, chrétien, ou simple exercice de citoyenneté ? Un tel sujet met en évidence les forces disproportionnées qui opposent enjeux locaux, nationaux et notion de bien commun.

A Bure, en Meuse, le processus décisionnel entre dans une phase finale. Il devient urgent de mettre en lumière la nature de ce projet et les modes de gestion technocratique du territoire et des populations par un nombre d’acteurs réduit.

La mobilisation rapide et victorieuse d’Avricourt prouve qu'il est possible de refuser des projets imposés, d’y opposer des alternatives énergétiques et politiques afin de consolider les cohésions locales - économiques et sociales - qui permettent de maintenir un territoire vivant et non pas simplement vivable.



      L'objectif de ce film n'est pas d'entrer dans le détail technique des projets de stockage de déchets radioactifs, mais de mettre en lumière la logique qui les sous-tend, industrielle et gestionnaire. Or, un territoire n'est pas qu’une délimitation sur une carte mais un ensemble de paysages, d’histoires, qu'il faut préserver et transmettre ; un habitat pour la flore, la faune et l’homme.